mardi 13 octobre 2009

Nomination...

Melissa HATHAWAY, à qui l'on doit la dernière publication en date des Etats-Unis en matière de stratégie et de doctrine lié au cyberespace avait récemment annoncé son départ du Gouvernement.

Elle rejoindrait la prestigieuse Harvard Kennedy School et plus précisément, se verrait intégré dans le projet Minerva en coopération avec le MIT et le DoD.

Source : http://news.hostexploit.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2145:former-us-cybersecurity-chief-joins-harvards-kennedy-school&catid=1:cyber-warfare&Itemid=28

Le piratage actul et futur...

Une étude menée par un prestataire de service et éditeurs de logiciels en matière de lutte contre le piratage audiovisuel affirme que le P2P est sur une vague descendante. L'acharnement - pardon, le courage et la lutte héroïque - des majors et autres détenteurs de droit contre notamment les trackers bitorrent et les serveurs de type Edonkey ont en effet amoindri l'efficacité et la popularité de ces systèmes.

Au contraire, toujours selon cette étude, les sites de type Rapidshare ou Megaupload sont définitivement la technologie en vogue. Ils suscitent par ailleurs des revenus importants pour les entreprises qui opèrent ce service. Les statistiques d'utilisations sont d'ailleur assez impressionnantes (par ex. 3 millions de téléchargements simultanés de fichiers relativement importants).

Cette étude est également un pavé dans la mare d'Hadopi II qui se concentre, à priori, sur les réseaux de type p2p.

Enfin, notons que cet article ne revient pas, pas plus qu'il ne mesure, la popularité et l'efficacité des réseaux P2P dits "cryptés", c'est à dire des systèmes présentant des garanties supplémentaires de décentralisation ou de confidentialité : absence de "point focal" de type serveur ou tracker, couche de chiffrement....

Ces systèmes existent déjà, notamment pour bitorrent avec par exemple, OneSwarm.

Source : http://www.computerworld.com/s/article/9139210/What_s_replacing_P2P_BitTorrent_as_pirate_hangouts_

mercredi 7 octobre 2009

l'ICANN est indépendante...ou pas !!!

La publication récente d'un nouveau contrat entre le gouvernement américain et l'ICANN a suscité une grande "joie" de la part de la communauté Internet...

Joie de courte durée ou fausse rumeur médiatique, les annonces récentes lors d'un colloque ont apporté à la fois bonnes et mauvaises nouvelles.

Bonne nouvelle : DNSSEC devrait être déployé au sein de la racine pour Juillet 2010. On rappelle que si DNSSEC est notamment efficace pour éviter l'empoisonnement des DNS, l'envoi de fausses réponses, le système ne prévient pas contre les attaques par saturation...

Mauvaise nouvelle : les parties prenantes sont toujours les mêmes. IANA (pour l'ICANN), le DoC (Department of Commerce) et VeriSign en tant que gestionnaire du premier des root-servers notamment. Plus précisément, la présentation faite affirme que tout changement sera validé par le DoC.

Bref, on est encore loin de l'indépendance...

Source : http://www.bortzmeyer.org/signature-racine.html

L'UIT s'attaque aux cybercrimes !

L'Union Internationale des télécommunications est une organisation internationale gouvernementale parmi les plus anciennes. Elle a longtemps été en pointe dans le domaine des télécommunications et notamment électroniques.

Cependant, l'aspect "international" même a sans doute été au coeur de la décision des USA lors de la mise en place de la gouvernance Internet. On peut ainsi dire qu'elle en a été exlu comme le signale un spécialiste dans un de ses articles (Bortzmeyer.org).

La mise en place du FGI sous l'égide de l'ONU ainsi que diverses initiatives ont été l'occasion pour l'UIT de reprendre position sur le terrain de l'Internet. C'est ainsi qu'à l'occasion de l'actuel colloque TELECOMWORLD 2009, l'organisation a annoncé la mise en place d'un système de lutte contre la cybercriminalité. IMPACT se situe ainsi dans le cadre de l'initiative plus générale du "Global Cybersecurity Agenda" lancé en 2007.

Sami Al-Basheer, Directeur du Bureau du Développement de l'UIT a ainsi présenté le système IMPACT (International Multilateral Partnershig against Cyber threats), basé en Malaisie, et qui se veut un système d'alerte et de relais de l'information pour prévenir les menaces sur Internet et préserver, selon les mots du Secrétaire Général Hamadoun TOURE, la "cyberpeace". La relation entre l'UIT et IMPACT est basée sur la signature d'un MoU signé en 2008.

L'approche de l'UIT est inter-gouvernementale, de par la nature de l'organisation mais elle se place aussi comme un partenaire de différentes organisations. Les grandes entreprises de sécurité informatique sont ainsi engagées dans cette initiative. La Poste Italienne a ainsi également signé un partenariat avec IMPACT.

Si on ne peut que se féliciter d'une telle initiative, on peut tout de même légitimement se demander si cela ne fait pas double-emploi avec les CERT, organismes publics ou privés, forte communauté de lutte contre la cybercriminalité et impliqué dans la sécurité informatique ???

Source : http://news.hostexploit.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2121:cybercrime-itu-out-with-early-response-system&catid=1:cyber-warfare&Itemid=28

IP infectées : statistiques

Une étude de Trend Micro, rapportée par Global Security, apporte quelques précisions sur les IP infectées dans le monde. On apprend ainsi que 75% des IP infectées proviennent de particulier tandis que les 25% restant sont attribuées à des entreprises.

Par ailleurs, l'étude des botnets, en forte croissance actuellement, révèle, toujours selon l'étude, que les principaux botnets contrôleraient tous ensemble environ 100 millions de machines. L'étude confirme aussi une intuition : les pays rassemblant le plus d'IP infectées sont également parmi les plus grands émetteurs de SPAM...

mardi 6 octobre 2009

Des "coy" pour protéger les SSII indiennes..

L'Inde est un pays souvent méconnu en Occident où les images d'Epinal brouillent une réalité beaucoup plus complexe. Non content d'être un pays parmi les premiers dans le domaine de la production de software ou encore pour l'off-shoring, l'Inde dispose aussi d'une véritable capacité en matière de guerres de l'information.

L'importance prise par Internet dans la communication des groupes terroristes ayant attaqué Mumbaï avait déjà incité les autorités à faire montre de plus de fermeté. On disait alors que des équipes sillonnaient les rues à la recherche de réseaux ouverts ou mal protégés afin de les déconnecter manu militari.

Cet état de fait a désormais une autre conséquence car l'Inde a décidé désormais de protéger les data-centers et installations informatiques des grandes entreprises indiennes. Des personnels décrits comme paramilitaires mais liés au gouvernement indien (étrange), armés surveillent désormais ces infrastructures. On parle aussi de commandos (là, décidément, c'est limite)...

Infosys est le premier à en bénéficier mais Tata ou encore Wipro devraient en "bénéficier" aussi...Bénéficier reste cependant une erreur car les entreprises doivent absolument TOUT rembourses à l'état indien, des uniformes aux munitions, soit environ 0.5 millions d'euros par an.

Quoi qu'il en soit, le partenariat public-privé qui se dessine ici est particulièrement intéressant pour nos armées. A priori, des fusilliers-marins seraient désormais embarqués à bord de navire civil pour les protéger contre la piraterie. Dans ce cas précis, l'entreprise participe aux frais mais ce type de coopération ne pourrait-il pas être étendus ? Une question qui mérite peut-être d'être creusée...

On retiendra enfin que la protection des SSII et des leurs infrastructures est clairement affichée par l'Inde comme un axe stratégique, tant au point de vue économique qu'en termes de sécurité et de défense.

Est-ce autant le cas en France ou en Europe ?

Source : http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article11774

lundi 5 octobre 2009

Une nouvelle unité "cyber" aux Etats-Unis

Aprés l'Air Force, c'est au tour de la Navy de mettre en place une unité dédiée au cyberespace. Selon le communiqué de presse, l'ensemble des unités, notamment de renseignement mais aussi opérationelles, seraient désormais placées sous la bannière du Fleet Cyber Command. Le Navy Netwarcom et autres seraient donc clairement désignés alors même que le Navy Netwarcom paraissait être au centre de l'organisation de la Navy en matière de LIO/LID.

C'est également l'occasion pour la Navy de faire renaitre la 10th Fleet qui avait été en pointe dans la lutte contre les sous-marins allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale. En plus des 44 000 officiers affectés, l'unité se verra appuyer par 1000 techniciens de pointe notamment dans le domaine de la sécurité

A l'instar du Air Force Cyber Command qui a été remanié, cette unité devrait être placée sous le commandement de l'US CYBERCOM, lui-même dépendant du STRATCOM. C'est donc une vraie chaine de commandement cyber qui se dessine, destiné à investir un "nouveau" champ de bataille. Enfin, telle est la doctrine et la perception américaine.

Cependant, l'appareil antérieur de la Navy paraissait dédiée à une capacité de communication et de traitement de l'information optimisée, autour notamment des notions de NCW, lui-même issu de la RMA.

Si à priori, cet aspect reste primordiale car l'article précise que cette unité aura également pour tâche de maintenir et de faire évoluer cette capacité à "combiner, synthétiser et rendre compréhensible d'énormes volumes de données", on sent également une vraie évolution.

Il semble en effet que la notion de "cyber-espace" en tant que nouvel espace de bataille ainsi que les notions de cybersécurité soient désormais également très importantes pour la Navy, rejoignant en cela l'activisme du Président OBAMA.

Simple opportunisme "budgétaire" ou autre ou réelle nécessité militaire ?

Source : http://www.navy.mil/search/display.asp?story_id=48723