mardi 22 janvier 2013

Hacknowledge Contest Europa-Africa


Les Rencontres des Solutions de Sécurité et d'Informatique Libre (RSSIL), organisées par l'association ACISSI (Audit, Conseil, Installation et Sécurisation des Systèmes Informatiques), propose cette année une nouvelle édition de leur concours de hacking.


Celui-ci aura la particularité de se dérouler dans plusieurs pays d'Europe et d'Afrique sur plusieurs mois à partir de Mars et jusqu'à Juin 2013. Le vainqueur de Hacknowledge gagnera des places pour participer à la mythique DefCon.

Le communiqué de presse de l'association est entre autres disponible sur ce site. Vous trouverez également des informations complémentaires sur le site de l'ACISSI ou sur celui des RSSIL, en particulier sur les épreuves des années précédentes.


Bonne chance à tous !



lundi 21 janvier 2013

Infrastructure de gestion de confiance - IGC/A

L'ANSSI publie ce jour les informations relatives à la mise en oeuvre de l'infrastructure de gestion de clés publiques de l'administration également dénommée IGC/A pour "Infrastructure de Gestion de la Confiance pour l'Administration".

Pour les moins familiers avec les notions de signature et de certification, vous trouverez ci-dessous une liste de quelques liens permettant d'y voir plus clair.

Pas d'enjeu stratégique ou de défense au premier abord mais plusieurs points intéressants. Tout d'abord, cette infrastructure est gérée par l'ANSSI, ce qui se trouve être plutôt un gage de qualité, de sécurité et de...confiance. 

En effet, un des questions que l'on se pose, en particulier lorsque on réalise des démarches administratives via Internet est la légitimité du site sur lequel on se connecte. Bien des techniques permettent d'amener l'utilisateur naïf et confiant vers un faux site : hameçonnage, empoisonnement du DNS...Certains n'hésitent d'ailleurs pas à s'en servir ! 

Lorsque la navigation requiert un niveau élevé de confiance et de protection, les protocoles utilisés (par exemple TLS) se basent notamment sur une chaîne de confiance que l'on doit construire puis garantir. Le rôle de cette infrastructure est de définir le premier niveau de confiance sur lequel s'appuieront ensuite les administrations pour offrir de la confiance dans leurs procédures d'échanges de données avec les usagers.

De votre côté, vous pouvez vérifier que votre navigateur reconnait par exemple ces certificats en les recherchant dans les autorités acceptées. Pour moi, c'est le cas (cliquer sur l'image) :


Si vous êtes une entité souhaitant être rattaché à l'IGC, toutes les informations et les documents sont disponibles sur le site de l'ANSSI indiqué ci-dessous. Pour mémoire, cette infrastructure existe depuis 2002 et son niveau de sécurité a été plusieurs fois vérifié et approuvé.

C'est donc un outil à connaitre et à utiliser avec confiance, ce qui s'avère rare sur Internet !

Source :




mardi 15 janvier 2013

Red October...plonger dans un univers mobile

Des analystes en SSI, en particulier issus de kaspersky Lab, publiait hier un article passionnant décrivant le système virale complexe désormais connu sous le nom de "Red October". 

Selon l'analyse, ce malware présente un fort niveau de complexité matérialisé par plusieurs aspects : un nombre important de fonction et de modules créant une structure complexe composée de nombreux fichiers (plus de 1000), une capacité à demeurer "dans l'ombre" pendant plusieurs années selon l'auteur (traces d'exécution débutant vers 2007), une capacité de résilience matérialisée par une infrastructure disséminée et résistante à la perte des serveurs C&C.

L'étude montre également que le malware cible prioritairement des acteurs ou des entités gouvernementales ou impliquées dans des activités critiques (nucléaires, défense...). Autant les premières assertions relatives aux caractéristiques du malware se prouvent assez facilement, autant il faut croire sur parle l'auteur à propos des cibles supposées. Peut-être une action plus ou moins légale (piratage d'un serveur de l'infrastructure) aura permis d'acquérir des informations de ce type. On en rappelera les limites.

Comme cela est souvent le cas, des postes de travail ont été visés en utilisant en particulier des vulnérabilités propres au système de Microsoft et notamment de sa suite bureautique Office. Les failles utilisées montrent également une capacité d'évolution du malware puisque celui-ci utilise des vulnérabilités variables dans le temps (2010, 2011 et 2012 au moins) et qui n'existaient pas au moment de ses premières exécutions.

L'article rapporte également que des plateformes mobiles ont été visées par ce malware, pour le moment il semblerait que seul iPhone, Nokia et Windows Mobile soient en cause. Cela devra être confirmée par d'autres études. Il semblerait enfin que la méthodologie privilégiée pour l'infection soit un "classique" hameçonnage ciblé ou spear-phishing.  

Une analyse basée sur le code et l'usage des certains termes transcrits du russe ou encore la référence à des messageries russes (mail.ru) permettent à l'auteur de pointer du doigt des éléments russes en ce qui concerne les modules (récupération des credentials, action sur les périphériques USB, "écoute"...). L'exploitation des vulnérabilités seraient d'origine chinoises en revanche.

On reste bien évidemment sceptique sur de telles assertions non pas en ce qui concerne l'auteur dont les compétences semblent excellentes. Mais des actions de ce type prévoient très probablement que le code sera découvert si l'on songe à ses autres capacités de résilience et si l'analyse ne révèle pas d'obfuscation du code, on peut songer à la possibilité de "faire mentir" le code afin d'éloigner les soupçons. Ceci n'étant qu'une possibilité.

Ce système viral s'ajoute donc à la liste des attaques réfléchies et menées avec prudence et circonspection, suffisamment pour demeurer discret pendant plusieurs mois ou années. Le ciblage concomitant des systèmes mobiles et fixes représentent ici une nouveauté intéressante qui tend à confirmer la volonté de "cibler" l'attaque. 

Pour les férus de technique, d'autres articles suivront sur les médias cités. Edit : cette source a été ajoutée en première référence ci-dessous.

Sources :


mercredi 2 janvier 2013

Bonne année 2013


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Une autre manière de vous dire "Bonne année 2013 !" en MD5 ! Pas très original je l'avoue mais cela ne m'empêchera pas de souhaiter à tous les lecteurs qui me font l'honneur de lire ma prose une excellente nouvelle année...

Qu'elle vous soit douce, passionnante, exaltante, familiale, amicale ou mieux encore mais toujours en toute sécurité..bien sur !

mardi 4 décembre 2012

La DARPA souhaite de la confiance !

Un des problèmes récurrents en sécurité est la confiance que l'on peut avoir dans les produits que l'on achète à des tiers. Un récent billet remettait cet enjeu en perspective. Ne pas disposer d'un code source ou ne pas connaître les rouages du fonctionnement d'un produit, c'est également assumer la possibilité que ce dernier puisse exécuter des actions non-souhaitées ou, plus simplement, ne pas faire ce qui est attendu dans des conditions de sécurité optimales.

Cette question est évidemment ardue car le temps nécessaire pour établir la confiance est justement long : c'est un exercice complexe requérant des capacités relativement peu répandues. C'est pourtant la question que se pose la DARPA, une des agences de recherche américaines notamment en matière de défense.

Particulièrement en pointe ces derniers temps, l'entité a donc lancé un nouveau programme dénommé Vetting Commodity IT Software and Firmware (VET) dont l'objectif est notamment de retrouver un niveau d'assurance suffisant pour les très nombreux objets à composante technologique utilisés au sein du gouvernement américain.

Car, en effet, le défi comporte une notion d'échelle : il est impossible d'analyser en détails l'ensemble des programmes, codes et fonctionnalités de cette quantité très importante de composants achetés par le ministère de la Défense américain et utilisés chaque jour.

La volonté de la DARPA est donc de pouvoir résoudre cette complexe équation qui est de retrouver la confiance technologique dans un contexte de ressources nécessairement limitées par rapport à l'ampleur de la tâche.

Pour cela, le programme VET se fixe trois objectifs prioritaires :

- Permettre à un analyse de définir relativement rapidement quelles seront les fonctionnalités à problèmes ou les potentielles menaces ;
- Démontrer que ces menaces potentielles ne sont pas matérialisées dans l'objet analysé ;
- Passer à l'échelle...

Ces fonctions nécessitent tout à la fois des outils adaptés et des organisations ou des processus capables de répondre de manière efficace et c'est tout l'enjeu.

Dans une perspective plus large, la démarche de la DARPA constitue une avancée qui, si elle est concrétisée, pourra être qualifiée de majeure. En effet, cette problématique de la confiance est centrale pour toutes les entités souhaitant atteindre un niveau de sécurité cohérent et les processus ad hoc ne sont pas nécessairement efficaces car ils prennent du temps.

Si le programme tient ses promesses et qu'il arrive à résoudre ce qui semble être un quadrature du cercle, il sera bon de s'en inspirer afin de pouvoir élever globalement le niveau de sécurité et retrouver une confiance perdue depuis bien longtemps !

Source :

http://www.informationweek.com/security/vulnerabilities/darpa-looks-for-backdoors-malware-in-tec/240143043

http://www.darpa.mil/NewsEvents/Releases/2012/11/30.aspx

dimanche 2 décembre 2012